
Des Pixies flamboyants à Rock Werchter

Distillé avec une rage d’adolescent attardé, le répertoire des Pixies oscille aujourd’hui entre anciens et nouveaux brûlots, explosions de joie et crachats de distorsion. Balancés pied au plancher, les tubes du triptyque "Surfer Rosa"-"Doolittle"-"Bossanova" mettent le feu aux poudres dans un va-et-vient de décharges électriques, un truc vraiment euphorique. Avec Bone Machine, Caribou, Hey ou Vamos, Rock Werchter s’en prend plein les oreilles.
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Petite ombre au tableau : les nouveaux morceaux, seuls temps morts notables du show. Ailleurs, Frank éructe au micro comme le moteur d’une vieille Cadillac en surchauffe sur le bitume de la Route 66. En 2014, Kim Deal ne tient plus la basse des Pixies, remplacée par l’excellente Paz Lenchantin (A Perfect Circle). Toujours à la guitare, Joey Santiago s’emberlificote un peu le manche dans son t-shirt mais s’en tire tout de même en héro, griffant à plusieurs reprises sa six cordes tel un chat sauvage. Près de trente ans après leurs débuts à Boston, les Pixies mordent encore. Très fort.
# On a aimé sauter en l’air avec la foule sur les tubes intemporels du gros Frank. Where is My Mind?, Monkey Gone To Heaven ou Here Comes Your Man sont de pures instants de communion.
# On n’a pas aimé les nouveaux morceaux des Pixies. En concert, chaque extrait du récent "Indie Cindy" tombe à plat. Un album à oublier.